Histoire de la découverte du tabac

L’utilisation de substances psychoactives, comme le tabac, existe depuis l’origine de l’humanité. Elle a été retrouvée dans des rites chamaniques, puis chez les Indiens d’Amérique. Cette plante était parée de certaines “vertus”. Son arrivée en Europe bouleversa en quelques siècles notre civilisation, tandis que la fabrication de cigarettes explosait. Quelle est l’histoire du tabac ? Zoom.

Les origines du tabac

Quelle est l’histoire du tabac ? La consommation de tabac en Amérique remonte à des milliers d’années, aussi bien en Amérique du Sud que dans la vallée du Mississipi. On sait qu’au premier siècle avant Jésus-Christ, les Mayas de l’Amérique centrale fumaient du tabac au cours des cérémonies religieuses. Des siècles plus tard, l’usage du tabac s’était répandu à diverses régions de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud.

Le tabac est une solanacée, comme la tomate et la pomme de terre. Il en existe de nombreuses variétés, dont Nicotiana tabacum et Nicotiana rustica. Après floraison, le plant était étêté, les grandes feuilles soumises à dessiccation, à fermentation et parfois au boucanage. Les indigènes appelaient cette plante pétun. Le nom de tabac viendrait soit de l’île de Tobago. Celle-ci se situe dans l’archipel des Petites Antilles où le tabac était cultivé, soit de la ville de Tabasco au Mexique, soit du nom que les indigènes donnaient à leur pipe, tobaco.

Ce tabac était fumé au quotidien, mais également dans des grandes fêtes religieuses par les Incas et les Aztèques. Le tabac était paré de certaines vertus. Comme calmer la faim et lutter contre la fatigue. Dans l’histoire du tabac, il était aussi utilisé comme plante médicinale. Soit pur, soit associé à des feuilles de coca ou à d’autres plantes. Ainsi que dans des rites chamaniques, sous forme de décoctions.

La découverte de l’Amérique et du tabac

L’histoire du tabac remonte à la nuit des temps, le fait de fumer des plantes fait partie des coutumes de l’humanité, avec un rôle religieux, ou un rôle thérapeutique. Les Romains inventèrent la pipe, du latin pipa, tuyau. Ils ne fumaient pas du tabac, qui n’existait pas en Europe, mais des feuilles de poirier ou d’eucalyptus. C’est, au XVe siècle, l’aventure de Christophe Colomb et de ses compagnons, partis à la recherche des Indes, mais découvrant par hasard le Nouveau Monde, en abordant les côtes américaines au large de Cuba, qui mit le “feu aux poudres”.

Christophe Colomb donna aux habitants le nom d’Indiens, car il croyait être sur la côte Est des Indes. C’est ainsi que Las Casas, compagnon de Christophe Colomb, découvre, le 28 octobre 1492, à Cuba, des feuilles appelées pétuns, dont autant d’hommes que de femmes aspirent la fumée à partir d’un tison (tobaco), fait de feuilles roulées. Certains indiens chiquaient en mélangeant du tabac à de la chaux et la mâchonnaient longuement. Ce qui bouleversa l’histoire du tabac.

Pourquoi commencer à fumer ?

Dans l’histoire du tabac au cours de la vie, les parents jouent un rôle décisif. Lorsqu’ils fument eux-mêmes, ou lorsqu’ils ont une attitude plus ou moins permissive vis-à-vis de ce comportement », souligne le rapport du Haut Comité de la santé publique (HCSP) de l’année dernière.

L’entourage amical de l’adolescent joue aussi un grand rôle. 62% des adolescents fumeurs ont un « meilleur ami » fumeur, contre 14% chez les non-fumeurs (sondage du CFES).

« Notre société a aboli beaucoup de rites des passage pour accéder au statut d’adulte : durant les années du collège, la cigarette joue ce rôle. En fumant, l’adolescent se dégage de sa famille, s’affirme et intègre un groupe de pairs », explique le psychanalyste Fernando Geberovich, expert en toxicomanie des adolescents.

Plus fondamentalement, le tabagisme est, chez l’adolescent, un signe, plus ou moins grave, de « mal-être » qu’il faut accepter de reconnaître comme tel. Il traduit le besoin d’un produit extérieur pour se donner un apaisement ou une excitation.

Le tableau peut sembler noir, trop noir, mais c’est la réalité qui l’est. Les adolescents qui commencent à fumer tôt et régulièrement ont plus de risques d’utiliser un jour d’autres produits psychotropes : alcool, drogues, médicaments… (étude du CNRS)

Faut-il encore le rappeler : en France, le tabac est à l’origine de plus de 60 000 morts par an, soit une mort sur dix. On prévoit que, dans vingt ans, il y en aura 160 000 par an… « Fumer pendant six ans entre 12 et 18 ans est plus dangereux que de fumer entre 40 et 46 ans, note le cancérologue Henri Pujol. Nous voyons arriver des personnes de 35-40 ans atteintes aux poumons alors que ces cas auparavant étaient rares. Ils ont commencé à fumer dès l’âge de 12 ans ».

L’évolution du tabagisme en France

L’histoire du tabac a évoluée. La proportion de fumeurs réguliers dans la population masculine en France est en baisse. Depuis les années 60, elle a passé de 45% à 35% actuellement.  En revanche dans la population féminine, la proportion de fumeuses régulières a augmenté, elle a passé de 10 à 22%. D’ailleurs, chez les adolescents, plus de garçons fument que de filles.

Répartition des fumeurs en France

La population française compte 15 millions de fumeurs. Un tiers des personnes de 12 à 75 ans (33 %) fume de temps en temps.

Dans la tranche d’âge 18 et 34 ans, une personne sur deux fume.

La prévalence tabagique passe de 9 % pour les 12-14 ans à 41 % pour les 15-19 ans et atteint un maximum de 48 % chez les 20-25 ans.

Les jeunes fument leur première clope vers 14 ans et demi et commencent à fumer régulièrement vers 16 ans.

La dépendance au tabac en France

La moyenne des cigarettes consommées par les jeunes de 12 à 25 ans et de 10 par jour. Cette quantité augmente au cours de l’adolescence. Si moins de la moitié des fumeurs de 12-14 ans sont des consommateurs réguliers, cette proportion dépasse 80 % pour les 15-24 ans avec des signes de dépendance moyenne ou forte. Dans l’histoire du tabac la répartition est souvent restée la même.

Pour les adultes de 26 à 75 ans qui fument régulièrement, ils consomment en moyenne 15 cigarettes par jour et près de la moitié d’entre eux présente des signes de dépendance.

L’arrêt du tabac en France

Plus de la moitié des fumeurs (59%) hommes ou femmes déclarent avoir envie d’arrêter de fumer.

Chaque année en France, 750 000 personnes arrêtent de fumer durant au moins un an, ce qui correspond à plus de 2 000 personnes chaque jour.

Le coût du tabagisme en France

L’état français perçoit chaque année environ 10 milliards d’euros de taxes issues de la vente du tabac. Par contre, le coût social du tabac (dépenses de santé, campagnes de prévention, perte de revenus et de production, etc.), est estimé lui aussi à 10 milliards d’euros.

L’acuponcture pour arrêter de fumer

Ce traitement issu de la médecine traditionnelle chinoise prendre tous vos symptômes en compte et visent à équilibrer l’énergie dans le corps afin d’optimiser la santé.

L’acupuncture se concentre sur le traitement de la nervosité, l’irritabilité, les envies et le stress; tous les symptômes dont les fumeurs et les fumeuses se plaignent souvent quand ils cessent de fumer. Il contribue également à la détente et de détoxification.

Les aiguilles utilisées dans l’acupuncture sont fines comme des cheveux. On les insère superficiellement dans des points de l’oreille et du corps pour aider à arrêter de fumer. Entre les traitements, de petites boulettes sont souvent scellés sur les points d’acupuncture sur l’oreille. Quand une envie de fumer des cigarettes s’annonce, il suffit d’appuyer doucement sur ​​les pastilles pour stimuler les points d’acupuncture afin calmer l’esprit et éliminer le besoin.

L’acupuncture n’est pas une panacée ou un remède magique dans le traitement de toutes les dépendances, y compris le tabagisme. Mais, l’acupuncture est efficace pour faciliter l’arrêt du tabac.

Si vous êtes prêt à arrêter de fumer, contactez un acupuncteur pour une consultation et déterminer la méthode d’acupuncture adaptée à vos besoins.

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Aujourd’hui qu’elle est la loi concernant le tabac ?

Dans l’histoire du tabac, les premières lois sont apparues récemment. En France, nous n’avons pas le droit de fumer dans les gares, les aéroports et les hôpitaux et ce depuis le 29 mai 1992. Il est obligatoire de mettre à la disposition des usagers une zone fumeur.

Depuis le 1er février 2007, il est interdit de fumer dans tous les lieux à usage collectif fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail, l’ensemble des moyens de transports collectifs et dans l’enceinte des écoles.

Lieux publics : cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos

A partir du 1er janvier 2008, plus le droit de fumer dans les cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos. Les gérants de ses établissements peuvent, réserver une partie du local à la création d’espace pour fumeurs et ne doit pas dépasser 20 % de la surface de l’établissement soit 35 m2 et strictement interdit aux mineurs de moins de 16 ans.

Établissements de santé

Interdit de fumer dans les espaces fermés et couverts des établissements de santé. Dans ces lieux pas de zones fumeurs possibles. L’hôpital doit être un lieu exemplaire.

Dans moyens de transports collectifs

Interdit de fumer dans l’ensemble des moyens de transports collectifs.

Il en est de même dans les gares routières, ferroviaires et les aéroports, sauf dans les espaces ouverts ou découverts ou les emplacements réservés aux fumeurs éventuellement créés.

Sur les lieux de travail

En entreprise, interdit de fumer dans les lieux fermés et couverts affectés à l’ensemble des salariés tels que les locaux d’accueil et de réception, les locaux affectés à la restauration collective, les salles de réunion et de formation, les salles et espaces de repos, les locaux réservés aux loisirs, à la culture et au sport ou encore les locaux sanitaires et médico-sanitaires. L’interdiction s’applique également dans les bureaux, collectifs comme individuels. Toutefois, il est possible de créer des zones fumeurs. Leur mise en place est alors soumise à l’avis du comité d’hygiène et de sécurité. Il appartient au responsable de l’établissement de faire respecter l’interdiction de fumer.

Dans les établissements scolaires

Il est interdit de fumer dans l’enceinte des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs (bâtiments fermés et couverts, mais également endroits ouverts ou découverts tels que les cours).

Aucun emplacement réservé aux fumeurs ne peut être créé dans ces établissements.

Dans les établissements d’enseignement supérieur (universités, grandes écoles,..), l’installation d’emplacements fumeurs n’est pas autorisée. Il est toutefois possible de fumer dans les espaces ouverts ou découverts.

Sanctions prévues par la loi en cas d’infraction

Le fait de fumer hors des emplacements réservés à cet effet est sanctionné par une contravention de 3e classe forfaitaire de 68 euros.

Le fait d’avoir sciemment favorisé la violation de l’interdiction de fumer ou de n’avoir pas mis en place les normes applicables aux emplacements réservés aux fumeurs ou la signalétique requise sera sanctionné par une contravention de 4e classe, contravention forfaitiste dans les deux derniers cas à 135 euros.

Durée de traitement anti-tabac par l’acupuncture

La durée, le nombre et la fréquence des traitements varie d’une personne à une autre en fonction du niveau d’addiction. Une séance typique dure de cinq à 30 minutes deux fois par semaine.

Certains symptômes sont soulagés dès le premier traitement, tandis que d’autres plus graves ou chroniques nécessitent souvent des traitements multiples.

Un programme pour arrêter de fumer est souvent constitué de 4 à 6 traitements initiaux prévus dans les premières semaines suivis par des traitements mensuels de quatre à six mois.

Le tabac, des chiffres inquiétants

Aujourd’hui, plus d’un jeune sur trois, âgé de 12 à 18 ans, est consommateur de tabac. Parmi eux, neuf sur dix sont des consommateurs réguliers (chiffres du Comité français d’éducation pour la santé-CFES).
L’âge moyen de la première volute de fumée se situe autour de 14 ans. Or, selon l’OMS, un fumeur sur deux devient accro en moins d’un an…

Selon les tranches d’âges, la proportion de fumeurs augmente en effet très rapidement : chez les 12-13 ans, ils sont moins de 10% à fumer. Mais il y a 33% de fumeurs chez les 14-15 ans et 50% chez les 16-17 ans. A leur majorité, 60% des garçons et des filles ont « la clope au bec »…

Le nombre moyen de cigarettes par jour est lui aussi exponentiel. Un enfant de 13 ans fume en moyenne cinq cigarettes par jour, plus de sept cigarettes par jour à 15 ans et plus de dix à 18 ans.

En cette matière, la précocité n’est pas bon signe… Plus l’âge de la première « taffe » est précoce, plus le nombre de cigarettes consommés par jour augmentera vite. A l’inverse, un adolescent qui n’a jamais fumé a toutes les chances de ne jamais devenir fumeur.

Faut-il encore le rappeler : en France, le tabac est à l’origine de plus de 60 000 morts par an, soit une mort sur dix. On prévoit que, dans vingt ans, il y en aura 160 000 par an… « Fumer pendant six ans entre 12 et 18 ans est plus dangereux que de fumer entre 40 et 46 ans, note le cancérologue Henri Pujol. Nous voyons arriver des personnes de 35-40 ans atteintes aux poumons alors que ces cas auparavant étaient rares. Ils ont commencé à fumer dès l’âge de 12 ans ». Alors l’histoire du tabac va-t-elle évoluer ?